Fac Verte appelle à battre Nicolas Sarkozy le 6 mai prochain.
Fac Verte fait un bilan négatif du quinquennat de Nicolas Sarkozy pour l’enseignement supérieur et la recherche française. Explications.
La LRU : l’ouverture du marché universitaire.
D’abord, la loi Liberté Responsabilité des Universités votée en 2007 a été mené à marche forcée, au mépris des communautés universitaires. Elle met à mal la démocratie universitaire en resserrant la gouvernance autour du président, au détriment de la décision collective. La LRU et ses avatars que sont les LABEX, IDEX et EQUIPEX encrent la soi-disant « excellence » dans nos imaginaires et nos manières de faire. Elle crée aussi son corollaire, la compétition sauvage entre établissements, au détriment de la coopération et du travail en réseau. Enfin, cette loi étrangle financièrement les universités non élues comme pôle d’excellence, elle entérine ainsi l’université à deux vitesses et s’oppose à la mission de transmission universelle des savoirs. Si nous souhaitons effectivement une décentralisation et refusons le centralisme jacobin, nous voulons que l’autonomie réelle se construise sur un modèle publique, solidaire, européen et non néolibéral.
Une précarité étudiante toujours sans réponses
Aucune solution n’a été apportée au problème de la précarité étudiante. Alors que la pauvreté étudiante s’accroît, le crédit étudiant proposé par Pécresse s’est révélé inefficace et dangereux. Sur le logement, il n’y a eu aucune avancée sur le plafonnement des loyers dans le parc privé, ni sur la rénovation écologique du parc existant ou la construction d’éco-logements étudiants. Le gouvernement a refusé l’émancipation de la jeunesse par un revenu universel de formation, demandé par Fac Verte depuis des années.
Plan vert, plan campus : de la com’ et du béton
Le Plan Vert pour les universités, issu du Grenelle de l’environnement, devait faire de nos universités des exemples en matières en développement durable et d’écologie. Il se résume encore dans la plupart de établissements à une opération de communication et de « greenwashing ». Alors que la conversion écologique de nos universités, de nos formations, de notre recherche devrait être la priorité des politiques publiques, nous ne pouvons que déplorer la faiblesse des mesures entreprises.
La Circulaire Guéant : l’idéologie de la peur
La circulaire Guéant, qui vise à rejeter les étudiants nouvellement diplômés, marque l’inquiétant repli national et jette l’opprobre sur l’étranger. Cette chasse populiste et électoraliste légitime les thèses de l’extrême droite. Les déclarations récentes du président-candidat confirment cette inquiétante tendance au national-populisme. Au contraire, Fac Verte demande l’ouverture de nos universités et la constitution de réseaux de solidarités entre universités au Nord comme au Sud. Nous ne pouvons nous satisfaire de cette politique discriminatoire et productiviste qui veut appliquer la loi du marché dans nos universités. Nous souhaitons une université qui prenne ses responsabilités de transformation de nos sociétés et de nos modes de vie pour relever les défis écologiques de notre siècle. Pour cela, Fac Verte appelle à battre Nicolas Sarkozy le 6 mai 2012 à l’élection présidentielle.
Contact presse : Guillaume Getz 06 22 61 35 12 contact@facverte.org

